Ce que rapporte vraiment une chambre
Taux d’occupation, prix moyen, revenu par chambre disponible : trois chiffres décident d’une saison. Lus séparément, ils se contredisent.
Demandez à un hôtelier comment s’est passée sa saison : il citera son taux de remplissage. C’est le chiffre le plus facile à sentir — on voit les chambres pleines. C’est aussi celui qui trompe le plus.
Les trois chiffres
- Le taux d’occupation : la part des chambres vendues sur celles disponibles
- Le prix moyen : ce que rapporte en moyenne une chambre effectivement vendue
- Le revenu par chambre disponible : ce que rapporte en moyenne une chambre, vendue ou non
Les deux premiers décrivent une moitié de la réalité chacun. Le troisième les réunit, et c’est pour cela qu’il décide.
Pourquoi l’occupation seule induit en erreur
On remplit toujours à condition de baisser assez les tarifs. Un été complet à petit prix ressemble à une réussite sur le tableau d’occupation, alors qu’il a demandé plus de ménage, plus de petits déjeuners et plus de présence à la réception pour un revenu équivalent — parfois inférieur.
L’inverse trompe autant. Un prix moyen élevé sur des chambres à moitié vides se raconte bien, mais les chambres restées vides n’ont rien rapporté, et elles comptaient quand même dans les charges.
Les lire ensemble
Le revenu par chambre disponible tranche entre les deux : il monte quand une hausse de prix est absorbée, il descend quand elle vide l’établissement. Comparer deux périodes sur ce seul chiffre dit si la décision tarifaire a fonctionné.
Les deux autres expliquent le résultat. Un revenu par chambre en baisse avec une occupation stable signale un problème de prix ; avec un prix moyen stable, un problème de remplissage. La correction n’est pas la même.
Fixer ses tarifs avec ça
Lodalia calcule les trois par période et par type de chambre, à partir des séjours déjà enregistrés. Vous voyez quelle hausse a été absorbée et laquelle a coûté des nuits, avant de décider du tarif de la prochaine saison.